Le top 10 de la rentrée musicale 2017!

Nous sommes en septembre. Les vacances deviennent éparses et les albums sortent de leur cocons.

Chaque mois, je fais une sélection des titres qui rythment mes journées, mes trajets métros et mes moments-clés.
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Lien vers la playlist de septembre<<

Et sinon, voici ma sélection des 10 albums à ne pas manquer:

1/ Mademoiselle K – Sous les brûlures l’incandescence intacte

Morceau favori: ça ne sera pas moi.

Superbe retour de Mademoiselle K avec ses textes bruts et simples, qui parlent d’émotions, de la vie de tous les jours et de tout ce que tout le monde essaye de vivre avec rage: l’amour.
Dix titres, des témoignages pour aller mieux avec toutes les manières, tout ce qu’on s’inflige, exprime et partage.
Le morceau j’ai pleuré avec l’accompagnement guitare acoustique est particulièrement touchant. Il exprime le fait de pleurer sans en avoir honte.
C’est un album qui redonne foi en la vie après les pleurs. Il se laisse écouter et très franchement positif malgré tout.

En concert : le 22 novembre au Bataclan<<

2/ Nolwenn Leroy – GEMME

Morceau favori: Ce que je suis.

J’ai toujours écouté les morceaux de Nolwenn Leroy d’une oreille assez sourde. J’ai découvert cette artiste à travers des goûts musicaux en commun et je retiens surtout un précédent album The Cheshire Cat ou elle avait collaboré avec Jonatha Brooke.
Et c’est parfaitement la ou j’aime ce qu’elle fait quand je sens toutes ses influences à travers plusieurs titres, quand j’entends tout le cœur qu’elle a voulu y mettre et que le résultat est remarquablement mis en valeur.
Gemme, c’est complètement Nolwenn, aujourd’hui et maintenant. Son cœur balance entre le français et l’anglais et elle assure dans les deux langues! Dans le morceau The Lake, il y a par exemple ses goûts celtiques influencés par le groupe irlandais The Corrs.
Le morceau Ce que je suis est pour moi un des meilleurs morceaux qu’elle ait pu écrire. Il exprime certainement une nouvelle étape dans sa vie qui reste encore indéfinissable.
C’est un album à découvrir, surtout si vous n’avez pas vraiment eu d’attaches particulières avec ses albums précédents.
Elle marque ici une nouvelle facette d’elle-même avec ce petit gout de liberté sur la plupart des titres.

3/ Andrew Belle – Dive Deep

Morceau favori: morceau éponyme, Dive Deep.

Le retour d’Andrew Belle, quelques années après l’album Blackbear que j’avais particulièrement aimé. Ce chanteur de Chicago casse enfin un peu son image de beau-gosse, s’est laissé pousser la barbe et s’est laissé aller à des sons plus limpides.
Dans ce nouvel opus, on retrouve un peu plus de fraîcheur et toujours son petit grain de voix grave ultra efficace.
Il ajoute ici un paquet de nouveaux sons et rythmes éléctro-pops.
Cet album se laisse écouter de matin comme de soir ou sur la route avec le reste de l’été indien.

4/ Daughter – Music from before the storm

Morceau favori: All I wanted.

Le groupe anglais Daughter revient avec cette bande son faite pour un jeu vidéo appelé « Life is strange ».
L’ambiance est assez sombre par moments et semble avoir été écrite un peu comme une oeuvre intégrale, comme s’ils racontaient une histoire avec quelques chapitres. Treize titres quasis tous instrumentaux avec la voix incontournable d’Elena Tonra par ci,par la.
Daughter impose ici sa patte folk-rock teintée de sons électroniques lancinants.

5/ Beck – Colors

L’album sort que le 13 octobre mais le titre Dear Life promet déjà plein de belles choses.
J’aime y entendre un son vaguement similaire à Son of Sam d’Elliott Smith ou l’ambiance de son album Figure 8, sans faire de mauvaises comparaisons. Apparemment cet album sera surtout influencé par son admiration pour Les Beatles et Prince.
Beck is back! et j’adore ce morceau!

6/ Tori Amos : Native Invader

Après Beck, Tori Amos is back!
Plus sérieusement, J’ai écouté trois titres de ce prochain album et je suis en train de replonger dans l’univers de l’artiste tout simplement.
Cloud Riders est juste parfait et me fait penser à un mélange entre l’album Beekeeper et Scarlet’s Walk.
Parfaitement produit, ce titre m’inspire et m’embarque vers une folle épopée autour d’un ouragan, main dans la main avec la personne que j’aime et cette forte envie de reprendre sa vie en main.
Elle passe en concert le 11 septembre au Grand Rex (Paris) et il me tarde de voir ce que ça peut donner sur scène.
On peut écouter d’or et déjà les morceaux Up the creek et Reindeer King qui sont dans la même veine, un espèce de retour aux sources entres rythmes effrénés et morceau au piano qui sonne aussi magistral qu’un de ses précédents chefs d’œuvres intitulé Winter si ce n’est d’avantage. Je rajouterai que l’ensemble de ces trois morceaux semble pour moi avoir été composé comme une espèce d’ellipse dont on ne pourrait jamais arrêter de tournoyer. Vivement les prochains titres! Et le concert.

7/ Liam Gallagher – As you were

Le tout fou-fou frère Gallagher aux manettes de son nouvel album solo qui sortira le 6 octobre, ça donne de formidables titres intitulés For What it’s worth et Wall of glass.
Jouant de leurs prétendues jalousies pour faire chauffer les pré-ventes, je dois dire que j’ai quand même un petit coup de cœur pour Liam.
Il y a toute l’essence d’Oasis dans ses morceaux. C’est toujours très rock type Rolling Stones, type tout ce que j’aime dans la pop anglaise!
A suivre…

8/ Foo Fighters – Concrete and gold

Mais quel bonheur de retrouver les Foo Fighters toujours aussi rock and roll! Deux morceaux sonnent déjà en boucle dans mes oreilles, il s’agit de Run et de Sky is a neighborhood qui me donne envie de me remettre derrière ma batterie et de jouer jusqu’à l’épuisement. Sortie : 15 septembre.
Un clip magique ou on voit les deux filles de Dave Grohl qui finissent baignées de lumières.

9/ Phoebe Bridgers – Stranger in the alps

Un peu plus tranquille, j’aime cette nouvelle voix qui est portée par Phoebe Bridgers. C’est doux, c’est rock et c’est surtout bien écrit. J’aime dans ce morceau, ce mélange positif/négatif avec une mélodie plutôt joyeuse qui transporte des mots assez lourds de sens et empreints de souffrances.
Artiste à suivre d’urgence! Sortie de son premier album: 22 septembre.

10/ PJ Harvey – A dog Called Money – I’ll be waiting EP

Ce n’est pas super nouveau car c’est juste la sortie digitale de deux titres inédits de son précédent album The hope six demolition project.
J’aime particulièrement le morceau I’ll be waiting que je vous laisse écouter pour finir en beauté cette sélection musicale de la rentrée.
Ce morceau parle de la vision d’un enfant à propos de la guerre. J’adore la voix de PJ Harvey qui semble toute fragile sur ce morceau…

Scott Matthews – Home part.2

Faisant suite à l’article Scott Matthews – Home part.1 écrit il y a deux ans, j’en profite pour vous parler du concert d’hier soir.
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Scott Matthews s’est permis d’ouvrir le bal de sa tournée européenne afin de promouvoir la partie 2 de l’album « Home » en commençant par Paris. Je suis arrivée devant la salle de La Boule Noire, située sur le boulevard Rochechouart juste à côté de la cigale. Des spectateurs d’un concert style métal stationnaient devant les deux entrées, un revendeur proposait des places mais je savais que ce n’était pas forcément pour mon concert. Je me suis alors faufilé vers l’entrée du mien, un petit scan digitick, une fouille de sac et me voila à pousser les portes battantes de cette petite salle bien sympathique toute en longueur, d’une capacité de 800 places debout à vue d’œil. La première partie avaient déjà commencée, il s’agissait d’un groupe francophone dont je n’ai pas retenu le nom. J’en ai profité pour sonder l’ambiance, acheter mon vinyle, discuter avec la vendeuse du merchandising et attraper une pinte de bière au passage avant de me rendre vers le devant de la scène.
En fait j’étais arrivée tout juste pour le dernier morceau du groupe. Changement de matériel, j’aperçois des tablas (percussions indiennes), le set de pédales d’effets pour guitares marqués « Scott Matthews » vers le fond. Celui-ci ne tarda pas à la replacer au centre de la scène près du micro. L’ingénieur du son testa tous les micros et ceux de la batterie en face de moi…bonheur! 🙂
Personnellement, ce qui m’a permis de me mettre directement dans l’ambiance du concert c’était cette petite baguette d’encens posée avant l’entrée sur scène. Les souvenirs olfactifs, l’imagination faisant, je me suis sentie comme dans une petite ville au fin fond de la Louisiane ou quelque part en Irelande au milieu d’une forêt ou ça sentait bon les odeurs de pins et de feu de cheminée.

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Le set commença à 20h tapantes, avec des morceaux du « Home part.1 » tels que « virginia », « sunlight » et tout ce que j’avais adorée il y a deux ans au Divan du Monde.
Scott nous présenta de nombreux nouveaux morceaux figurant sur « Home part.2 » tels que « Drifter », « the rush » et « Where I long to be » qui est juste magnifique maintenant que je l’écoute sur l’album.

C’est toujours difficile de décrire exactement ce que j’ai pu ressentir hier soir. Il suffisait d’un halo de lumière sur ses mains qui cherchaient les distorsions parfaites et lancinantes, ces rythmes de batterie que je répliquais sur la rambarde, cette ligne de basse, sa voix…ces morceaux qui ne se finissaient pas sans une improvisation a l’harmonica, ce concert qui n’était surtout pas fini après le premier rappel alors qu’un quart de la salle était déjà dehors (tant pis pour vous!!)…Cette version du morceau « Elusive » dont je me souviendrai toujours…tout était parfaitement accordé et le trio avait plaisir de jouer pour nous. Je n’avais, pour une fois, aucun mal à me concentrer sur le moment présent, cette note, ce mot, ce frisson et mes émotions. Je pense encore à ce que je me suis dit brièvement en tête, je me sentais vivante et je pense que rien d’autre ne me fait sentir ça autrement que par la musique. En général, j’ai besoin de partager ça en allant au concert avec un ami. Là, j’étais bien, avec une foule d’inconnus qui étaient la, comme moi, pour l’amour du son.
J’ai attendu un petit peu à la fin pour lui parler. Voyant qu’il prenait vraiment son temps pour parler avec tout le monde, on s’est avancé vers lui avec une fille qui avait la setlist (encore merci à toi si tu lis cet article) et qui m’aida à figer cet instant…
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C’était la troisième fois que je voyais cet artiste sur scène et à ma plus grande surprise, c’était encore mieux. Vivement un nouveau passage!

Au pire je retournerai à Dublin! 🙂

Découvertes et coups de coeur – été 2016

Ayant acquis une nouvelle merveille de technologie afin de faire plaisir à mes oreilles, en l’objet Marshall Stockwell bluetooth, j’ai décidé d’ouvrir un article par mois à propos de quatre découvertes et/ou coups de coeur.

1/ Tina Dico – Whispers (Special Edition)

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Cet album n’est pas vraiment récent, il date de 2015, mais je le re-découvre. 12 titres qui mettent en valeur la voix douce et suave de Tina Dico. Elle était aussi dans Zero7 fut une époque, juste après le passage de Sia, mais si! Rappelez-vous.

Cet album n’est pas un ensemble de chuchotements, bien au contraire, il est prononcé et clair dans ses mélodies. Le thème est basé sur toutes les couleurs joyeuses et sombres que l’on peut tirer d’une relation. La folie, la passion, la tristesse, le bonheur, l’envie, la plénitude, la confiance…tout ça.

On passe d’une émotion à une autre, de rythmes tribaux comme dans « spark » aux sonorités d’une ballade melancolique à la guitare en écoutant « the woman downstairs ».

Je vous invite à la re-découvrir à travers ce titre lumineux qu’est « old friends » et qui correspond parfaitement à mon état d’esprit du moment.

2/ Wye Oak – Tween

Enorme coup de coeur pour cet album et surtout le morceau « if you should see »…

Wye Oak est un groupe américain que j’ai découvert aux alentours de 2014 par l’album « Shriek » et l’excellent morceau « School of eyes« . C’est le genre de musique que j’affectionne particulièrement car c’est un beau melange entre sonorités electroniques, voix folk et percussions addictives.

3/ Shura – Nothing’s real

Shura est une toute nouvelle artiste anglaise, qui melange sonorités pop et bonne rythmique. J’y attache un son purement rétro années 80, qui me rappelle Kylie Minogue…jugez-vous même.

J’adore, tout simplement, parce que c’est frais et edulcoré pour l’été. A écouter sur la route!

4/ Bat For Lashes – The Bride

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Le retour d’un de mes groupes favoris. La voix de Natasha Khan est toujours aussi puissante et lancinante. L’histoire de cet album raconte la tragédie d’une femme sur le point de se marier dont le futur mari meurt dans un accident de voiture. Non, ce n’est pas gai.

Cet album est un peu construit comme une bande son d’un film imaginaire tel que Florence Welche (aka Florence and The Machine) a pu le faire l’an passé sur « how big, how blue, how beautiful » à propos de la perte de l’être aimé et ce qu’il faut comme force pour rassembler les morceaux et continuer à vivre. Cet être qui reste la, quelque part, entre moment passé, présent et avenir. Mon coup de coeur se porte sur le morceau « I will love again » qui embrasse l’espoir d’aimer à nouveau.

Mais voici tout aussi beau, « sunday love »:

A vos oreilles! Et rendez-vous en septembre pour les coups de coeurs de la rentrée!

En attendant, vous pouvez écouter l’integralité de mes coups de coeur en parcourant mes playlistes mensuelles sur deezer. (Voir lecteur audio à votre droite)

 

School of Seven Bells – SVIIB

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Un jour j’ai demandé à Gemma Hayes quels groupes elle aimait écouter.
Elle me conseilla pas mal d’artistes dont School of Seven Bells, groupe pop américain.
J’en suis tombée raide dingue en écoutant leur morceau « half asleep« .
Nous étions en 2009 et j’étais à la recherche de nouveaux sons, des mélanges éléctro-acoustiques comme celui-ci.

En 2012, le groupe entamait la tournée de l’album « ghostory »et posèrent leurs instruments à Paris dans la salle du point Ephémère. Je n’avais jamais vécu un tel concert, un vrai voyage entre mélodies entrainantes, rythmes saccadés, saturation de guitare de Benjamin Curtis et la voix d’Alejandra Deheza. Un vrai bonheur!

imageUn an plus tard, Benjamin Curtis succomba subitement à un cancer. Il avait 35ans.
Alejandra Deheza ne lacha pas le projet. Elle nous propose aujourd’hui un nouvel album « SVIIB » avec les sons de Benjamin finalisés, enregistrés avant et pendant la maladie. Re-localisée à Los Angeles, après une longue période de deuil, soutenue par sa soeur et le producteur Justin Meldal-Johnsen (ex membre du groupe Beck), Alejandra porte le projet à bout de bras comme une ôde à l’espoir, au souvenir de Benjamin, à leur amour eternel et ce besoin de continuer à vivre malgré tout.

Chaque titre est une empreinte temporelle. Celle d’une histoire qui se clôture mais qui se voudrait indestructible. Le morceau final de « SVIIB » traduit cette fusion entre le passé et le futur.

imageSchool of Seven a toujours été un beau mélange de sons empruntés aux années 80/90, on y retrouve des influences à la Joy Division par exemple. Leur cohésion était de créer un rythme musical et que tout le reste ne soit qu’accompagnements, d’ou les voix aériennes, les distorsions rythmiques et les paroles abstraites.

Le morceau « Music takes me » est un des morceaux que j’adore sur ce nouvel album. Il est lumineux, plein d’espoirs et de changements de rythmes. Parce que c’est ça la musique aussi! Ce n’est pas forcément carré et c’est encore meilleur quand ça nous aide à lacher prise sur le quotidien.
« Confusion » a été clairement écrit après l’annonce du diagnostic de la maladie de Benjamin. C’est une empreinte de force, de colère et d’inquietude dans la mélodie avec un résidu positif.
« Open Your Eyes » restera pour moi LE morceau que je préfère par dessus tous les autres, mêmes ceux des albums précédents. Je l’ai écouté après les attentats parisiens, elle m’a fait du bien. C’est exactement les mots dont j’avais besoin après ça. Aujourd’hui encore, je l’écoute avec énormément de bonheur, en repensant à leur prestation à Paris il y a quelques années et à tout ce qui adviendra de nous plus tard.

Alejandra a repris sa plume et pense même collaborer de nouveau avec sa soeur jumelle comme aux débuts de School of Seven Bells.

En attendant, je vous laisse écouter cet interview sur NPR music ou elle parle vraiment du processus d’ecriture de SVIIB et de tout ce qui l’accompagne.

« Our time is indestructible »…❤️

Liens: DeezeriTunesSite officiel – Amazon

Glen Hansard (et Mark Geary) à La Cigale, paris.

Mardi 29 septembre…
J’avais acheté mes places depuis des mois et avait décidé en dernière minute d’inviter ma petite soeur qui adorait les Swell Seasons auparavant.

Ce soir la n’était vraiment pas comme tous les autres. Je n’avais pas trop écouté Glen Hansard depuis des semaines et j’avais presque oublié la date du concert. « Ah! C’est ce soir? Bon et bien allons-y »;).

imageMais quelle claque!!!! Et quelle surprise de voir Mark Geary! J’avais lu sur son réseau social qu’il ne serait peut être pas la car sa mère venait de décéder. Alors non seulement il était bel et bien la, mais cette épreuve de la vie a donné le ton de la soirée. Des moments chargés d’émotions pour cette première date de la tournée « Didn’t he ramble ».

Mark Geary est l’un des meilleurs songwriters que je connaisse dans ce tout petit monde d’amoureux de la musique, de ces purs artistes très authentiques, parfois irlandais (souvent)…les dignes héritiers de Bob Dylan ou Woody Guthrie. (Les protest singers des années de nos parents)

Mark est d’origine irlandaise et a vécu pendant un bon moment à New York dans les années 90. Il a même joué aux côtés de Jeff Buckley fut un temps.

Voila un peu ce qu’on a pu voir.

Il est revenu un peu plus tard avec Glen Hansard durant la soirée.

Petite entracte après cette première partie super émouvante. Il a parlé de la perte de sa mère, c’était dur à voir, à écouter…nous nous sommes permis de l’encourager chaleureusement pour l’effort inconsidéré fourni. Si cela m’arrivait, je ne pense pas pouvoir me retrouver sur une scène ni même d’avoir le courage d’affronter un seul regard. Lui, il était la comme s’il n’avait eu besoin que de ça, d’être entouré, d’être avec ses amis et nous. Chapeau bas. J’ai entendu hurler « it beats me » dans la salle. C’est un des titres sur lesquels j’ai découvert Mark car Gemma Hayes y participait dans les choeurs. Il y avait donc de nombreux fans dans la salle et pas seulement de Glen. Dans tous les cas, à partir du moment ou nous avions posé le pied dans cette salle, nous n’étions déja plus à Paris mais dans cet univers flottant le temps d’un set, cette fois-ci pendant plus de deux heures.

imageGlen arriva sur scène accompagné d’une violonniste, une contrebasse, un trombonniste (Curtis Fowlkes), un batteur, une pianiste (Ruth O Mahony Brady, ici avec Gemma Hayes<<), bref plein de talents. Il ouvra le bal avec des morceaux de son nouvel album et ses eternelles guitares pleines de trous. En terme de live report, je vous laisse lire cet article détaillé ou se trouve également la setlist complète. Ce que je retiens surtout c’etait nos regards lorsqu’il s’est permis de nous offrir à nouveau des morceaux de « Once » tels que Leave ou When your mind’s made up, puis Revelate des Frames et Birds of sorrow, ce morceau tellement magique. Le public fut conquis et participatif. Tout le monde chantait (et bien en plus). Je n’oublierai jamais ce moment ou nous avions tous repris la tonalité de Marketa Irglova sur When your mind’s made up. La symbiose. Je me suis retenu de fondre en larmes de joie à plusieurs reprises. En gros, c’etait un concert à coeurs ouverts.

Le moment « impro, rappel, qu’est ce qu’on fait maintenant » arriva et Glen s’avança vers la scène pour faire ça…

imageSay it to me now c’est le moment qu’on attend tous lorsqu’on achète son billet pour voir Glen, en rêvant tout simplement de se se retrouver en un claquement de doigts à Dublin, sur Grafton Street et flâner en écoutant les artistes de rue, les « busking people » comme on dit.

Une soirée à couper le souffle, ou on aurait eu envie de rester et que le temps puisse se figer un peu. Alors nous sommes resté, près du merchandising. Et Mark était la avec son accompagnatrice, la chanteuse Grainne Hunt. J’ai pris son album « Opium » que j’ai toujours trouvé magnifique et pris enfin le temps de lui parler vraiment en dehors d’internet…il savait qui j’etais immédiatement et c’etait un de ces moments ou on retrouve un ami de longue date. J’ai laissé ma place aux autres personnes qui voulait faire signer quelque chose….mais je serai bien resté encore un peu…

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Je ne saurai dire si c’etait probablement un des meilleurs concerts de ma petite vie, en tout cas comme dirait ma soeur, « on était la au bon endroit et au bon moment, un peu comme si on portait la chance avec nous ».

Vivement que la magie s’opère à nouveau. Je signerai toujours! 2015 aura été pour moi une année complètement irlandaise. Et ce n’est peut-être pas encore terminé…

Petit bonus: vidéo du morceau Winning Streak dans les locaux du journal Le Parisien.

 

I ran for miles.

Cela fait des semaines que je me torture l’esprit à savoir comment retrouver l’energie d’ecrire.

Je n’ai pas d’excuses, j’ai eu d’autres choses à faire et à penser. Mon boulot, à savoir gérer le restaurant d’un hotel avec tous les soucis techniques et humains que cela comporte, m’a enlevé une grande partie de cette energie. En plus de tout cela j’ai la partie éco-environnementale qui englobe tous les domaines à assurer. Par manque de temps, j’ai preferé faire un gros evenement avant l’eté en m’associant avec l’equipe « 7ème continent« . Une equipe de television nous avait suivi, ce qui a permis de relayer largement notre journée de ramassage du plastique sur les quais de seine. Cela m’a evité des heures et des heures à former les employés sur ce que deviennent nos emballages. Bref la vie professionnelle à laquelle je m’accroche à 200%, a eu le dessus. Aucun regret, que du positif, mais pas le temps de revenir écrire ici.

En dehors du boulot, ce que j’espère comme tout le monde, il y a la vie privée et sociale pour souffler un peu. Fort heureusement. Mais la encore, cela prend du temps sur les vingt quatre heures d’une journée et les six à huit heures ou on dort. Alors…

Que s’est-il passé depuis novembre 2014?

En vrac, je suis partie sur de courts sejours à l’étranger, notamment pour visiter Budapest et buller dans un de leurs spas inoubliables. J’ai emmené ma mère découvrir une ville que j’adore pour sa première fois, Londres. Au final, j’ai découvert la ville avec d’autres yeux encore, même si mon endroit fétiche restera toujours Camden.
On arrive rapidement en juin, ou la fête de la musique était pour moi et ma soeur l’occasion de la fêter dignement au centre culturel irlandais ou Lisa Hannigan transforma cet endroit en quelque chose d’intemporel. Nous etions ailleurs, quelque part en irlande lorsqu’elle a commencé à chanter avec un retour à la réalité à la fin de ce morceau:

Ensuite il y a eu des fêtes, des anniversaires, de la musique, un retour à Dublin…

imageLe dernier article en date parlait du concert de Scott Matthews. Et bien je me suis retrouvé au même endroit ou je l’avais vu pour la première fois, au Whelan’s, avec les mêmes amis autour d’un magnifique concert de Gemma Hayes. J’ai aussi vu Dublin avec des yeux neufs et avec la personne qui partage ma vie, donc avec un coeur qui battait la chamade à chaque coin de rue. Tous ces souvenirs, ces sons, ces rencontres décisives…comme dirait un morceau… »you cannot stop the wheel ».

Je suis retourné à Lyon un peu après avec d’autres amis, autour d’un concert à ciel ouvert de Florence And The Machine. Nous avons fini le show en bataille de coussins. C’etait complétement fou!! Il faisait chaud, l’ambiance était d’autant plus formidable! (Bisous stef & fabrice, je n’oublierai jamais ce weekend)

Il m’a fallut prendre quelques congés après tout ça et retrouver la montagne, les Alpes, mes souvenirs d’enfance, lacher du lest et mes emotions autour d’une descente de vallée en VTT freeride. Je me sens liberée aujourd’hui, même si j’ai encore du mal à me détendre.

Je reconnais avoir besoin d’être sous pression de temps en temps et de me lacher ensuite, un peu comme un ballon de baudruche.

imageLa meilleure décision personnelle fut d’aller prendre des cours à l’école Yamaha Music School à Bercy depuis janvier. J’ai fait l’acquisition d’un modèle de batterie électronique (DTX 450k) par la suite et c’est juste l’éclate totale!:) Je ne peux pas l’exprimer autrement. C’est mon autre moyen d’expression aujourd’hui, en fait ça l’a toujours été depuis que j’aime la musique mais je ne l’assumais pas.

Mes oreilles se tournent vers des sons plus puissants, plus rock and roll, plus rythmés. J’analyse sans cesse, je redécouvre des morceaux que j’adore, je comprends mieux leur structure. En fait, peu de choses ont changées, sauf que mon angle de vision est recalibré.

I ran for miles, at constant speed, chasing shadows…away.

Pour la suite du programme musical, entres autres: En septembre, je retourne voir Glen Hansard. En octobre, je retourne voir les enfants de la clinique Edouard Rist, autour d’un Don du son pour découvrir L.E.J, le groupe buzz de cet été qui nous a pondu ceci:

En novembre, retour au divan du monde pour le concert « release party » de Sirius Plan, que je ne manquerai pour rien au monde. Je vous conseille d’y être, pour ne pas manquer ce genre de moment par exemple…

En attendant la sortie de l’album « Dog river sessions » enregistré en Alabama, voici leur nouveau clip, « Du rose dans les veines », réalisé avec une équipe du tonnerre. Pour faire un apparté, cet album est vraiment magnifique et si vous êtes curieux, rendez-vous prochainement sur le site officiel du groupe qui sera tout beau et tout bronzé.

À bientot, ici, la-bas et surtout la.:)

Scott Matthews – Home part 1

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La première fois que j’ai visité Dublin, je suis allée voir une excellente chanteuse qui a inspiré le titre de ce site web: Gemma Hayes.
Cette année la, elle était l’invitée du très regretté Liam Clancy dans la magnifique salle du National Concert Hall juste derrière Stephen’s Green park. Je m’étais faite plaisir durant ce séjour en réservant une magnifique petite chambre au Pembroke Townhouse. Ces endroits, cet atmosphère me manque. 2015, il me faut ma dose irlandaise.

Le lendemain du concert, j’ai invité Gemma à aller voir ce bel artiste: Scott Matthews.
il jouait au Whelan’s et c’était encore l’époque du titre ‘Elusive’ et des albums ‘Elsewhere’ et ‘Passing Stranger’ que j’adorais.
Une magnifique soirée, de la guiness juste après, des copains et des copines.
Mini-résumé visuel ici<<.
‘Elusive’ ci-dessous.

Scott Matthews vient de sortir un nouvel album, un ‘part 1’ donc une potentielle suite…
Les deux premiers titres sont déjà à tomber. Un bon mélange entre de beaux morceaux tout doux, chauds et entraînants. Il y a beaucoup de reflets nostalgiques à l’intérieur, ainsi que de belles leçons de vie. Je suis surtout amoureuse du ce titre que tout être hypersensible et voulant déclarer sa flamme à l’élu(e) de son cœur aurait voulu écrire.
The outsider:

Scott Matthews joue au Divan du monde mercredi 10 décembre et comme le dit la chronique, c’est certainement l’événement folk du mois à ne rater sous aucun prétexte.

Pour écouter un peu cet album, il vous suffira d’appuyer sur play, sinon procurez-le vous sur Bandcamp par exemple. Bonne écoute!

Sarah Jarosz – Build me up from bones

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Ce soir, je me suis mise à écouter par hasard un album que j’avais mis de côté, recommandé par Deezer.
Sarah JaroszBuild me up from Bones.
Un album qui se laisse écouter en rentrant d’une journée bien remplie.
Ce que j’ai fait dans le métro en lisant le journal et je suis tombée sur ce morceau « Anything Else »…

En redescendant l’avenue Daumesnil, un tas de souvenirs sont d’un coup remonté à la surface, comme un rêve éveillé. Je me suis vu fouiller dans les cassettes de mon père, tombant sur du Rod Stewart, Kate Bush et cet album de Suzanne Vega entre mes mains que je choisissais comme « écoute du jour ». Je pouvais l’écouter en boucle puisque mon walkman avait cette option magique d’auto-reverse. Et clac! c’était à nouveau parti pour un tour de bande magnétique. Les devoirs? ça attendra…

Alors je découvre Sarah Jarosz en même temps que j’écris ces lignes. Les mélodies s’enchaînent et me replongent dans mes découvertes de sons, de trésors cachés, d’un passé artistique qui existait avant mon existence. C’était tout un univers à apprendre, à distinguer, d’un instrument à un autre, d’une ribambelle de mots étrangers à ceux que je comprenais. J’aime beaucoup « Gone too soon » aussi avec ses harmonies, ce son bluegrass de guitare et cette mélancolie propre au style « folk americain / storyteller », comparable à certains morceaux de Gillian Welch et autres artistes féminines talentueuses.

Mon coup de cœur de fin du mois d’octobre.

Les concerts à venir : First Aid Kit, My Brightest Diamond, Gemma Hayes…

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Les semaines à venir se voient éclairées de quelques chouettes sons, des sourires, du partage, en gros, tout ce qu’on peut vivre pendant un concert.
Dernièrement, j’ai eu le malheur d’enterrer mon casque audio Marshall que j’avais quand même trimbalé un peu partout. Il n’a pas supporté Londres je pense…il laisse sa place à un de ses acolytes un peu meilleur et je re-découvre le son d’une guitare et d’une basse grâce à lui.
J’ai presque l’impression de vivre un concert lorsque je pose mon casque sur les oreilles et que j’appuie sur Play…
Lorsque mes écouteurs restent à la maison, c’est parce que je me déplace pour aller voir ces artistes qui me font vibrer, rire ou pleurer de joie, entre Paris et Londres.

Jeudi prochain (25/09/14) : First Aid Kit au Café de la Danse (Paris)

Deux jeunes femmes, chantant en harmonie, avec une maturité déconcertante. Que demander de plus? Des frissons oui! Des rythmes, des envies d’ailleurs mais pas autrement qu’au Café de la danse ou j’ai certainement vécu quelques uns des meilleurs concerts de ma vie. Pour ne citer qu’eux…Ray Lamontagne, Sirius Plan, Clarika, Laura Marling…Que de bons souvenirs.
First Aid Kit est une histoire de famille comme d’autres excellents groupes suédois que je ne nommerai pas :). Deux sœurs, reprenant un des excellents titres des Fleet Foxes, ce qui provoqua une belle vague virale. La suite, jeudi!

Vendredi 26/09/14 – KIZ / Unibox et Mathilde Forget au Pan Piper (Paris)

Je ne parlerai que de KIZ pour cette soirée la à laquelle je me rends, à laquelle je consacre le dernier soir de mes 31ans. Des découvertes sont au rendez-vous. J’ai pu poser quelques questions au groupe en dernière minute…et si vous voulez me rejoindre, il y a encore quelques places à gagner sur MyHappyCulture. J’aime leur style et leur côté pop acoustique édulcoré. ça promet!

Mercredi 8 Octobre – Bear’s Den au Pop Up Du Label

J’inaugure enfin ce nouveau lieu, concept intelligent entre de bons plats et de la bonne musique! Le Pop Up du Label.
Je découvrirai le groupe tout aussi bien 🙂

Dimanche 26 Octobre – My Brightest Diamond au Badaboom (Paris)
Prêts pour la chorégraphie??

C’est une excellente autre artiste qui m’a fait découvrir Shara Worden, soit le groupe My Brightest Diamond. merci Claire Joseph.
J’ai pu voir ce groupe lors d’une soirée assez spéciale ou se réunissait d’autres artistes comme Syd Matters autour d’un hommage à Bob Dylan. Soirée fantastique…je suis assez impatiente de retrouver la voix si particulière de Shara, surtout après avoir écouté quelques morceaux du nouvel album This is My Hand.

Mercredi 5 Novembre, Damien Rice aux Folies Bergères (Paris)

Damien Rice
. Je ne l’ai jamais vu encore donc grande première! il vient tout juste de sortir un nouvel album : My Favourite Faded Fantasy

J’adore…Ce morceau me touche, je ne pourrai pas dire pourquoi. Je n’ai pas encore écouté l’album en entier, mais cette mélodie la…tourne en boucle!

Lundi 17 Novembre, Gemma Hayes at The Oslo (Londres)

Bien que la date ne soit pas encore tout à fait officielle, je sais d’ores et déjà que ça sera un beau moment.
gemmalongingartwork Cet album est attendu, sachant qu’il n’y a quasi aucune pré-écoute, mais je suis certaine de retrouver ces distorsions, sa voix, ces rythmes et qu’ils me hanteront encore pendant des semaines. Il y a des artistes qui vous transpercent et remplissent cet organe creux et musculaire qui sert à réguler la circulation vitale de votre corps. Gemma Hayes fait partie de ces artistes qui ne laisse personne de marbre.
Invitations en mode VIP, ça ne se refuse pas.

Et puis d’autres concerts encore comme Rosi Golan peut-être? Lily and Madeleine?

Rachel Yamagata à Berlin…à voir, selon mes possibilités et les vôtres peut-être. 🙂

Imogen Heap @ Reverb Festival – Roundhouse (London) – 2014

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Avec mon ami Stephan, nous nous sommes rejoint à Londres dimanche 24 août. Une façon pour lui de fêter un peu son anniversaire et pour nous de partager un grand moment musical. Le rendez-vous à l’hôtel près de Euston Square s’est bien passé et je me suis empressée d’emmener directement Stephan à Camden. Nous n’étions pas très loin à pieds et ce fut notre quartier d’activités pour les deux jours à suivre.

Petit-déjeuner dans mon endroit favori, le Lost Elephant, j’y ai mes habitudes et mes souvenirs, je n’y déroge pratiquement jamais.

Juste avant, nous avons goûté à un « Cronut » caramel, sorte de mix entre un beignet et un donut. Pas mal.
Retour à l’hôtel et grosse sieste avant de nous préparer pour le concert.
Le Roundhouse se situe sur Chalk Farm road, tout juste derrière Camden. Nous avons pu récupéré nos tickets, acheté un album (édition deluxe avec les parties instrumentales) et nous voila dans cet endroit plein d’autres artistes avec leurs instruments expérimentaux tels ces tubes rempli d’eaux qui produisaient des sons étonnants.
Trois petites créatures rythmiques étaient présentes, ainsi que plein d’autres durant le concert d’Imogen Heap. J’ai pu laissé un message dans la célèbre Listening Chair et nous voila à attendre le concert…Première partie de Leafcutter John: sons expérimentaux, instrument sans nom :). J’avais un peu hâte qu’on passe à la suite.

En deux mots : Mauvaise préparation.
Imogen Heap était encore sur scène pour régler ses gants alors que nous entrions dans la salle. Aucun doute : concert difficile à prévoir.
Ce fut le cas mais je n’ai aucun regrets! Venir sur scène à 7 mois de grossesse est déjà une prouesse et nous étions prévenu. Quand bien même, j’aurai préféré qu’elle fasse un set beaucoup plus simple et épuré de tout arrangement assisté par ses gants ou ordinateur.
Je n’oublierai jamais cette version de « You know where to find me » et « The listening chair » dont vous pouvez voir quelques extraits ci-dessous.
Dans l’ensemble, c’était un bon concert. J’espère juste qu’elle reviendra en forme avec quelque chose de plus rodé pour ce magnifique album/projet qui voit enfin le jour depuis à peine deux semaines.
SPARKS : Trois ans de préparation, d’explications, de participations. Elle n’a pas pu tout faire, mais nous étions la pour la soutenir.
Imogen Heap! Take care and well done!

Le lendemain matin, le soleil de la veille passa le relais à la pluie. Temps normal pour Londres. Notre ultime motivation nous mena devant le studio Abbey Road et au D1 coffee ou l’ambiance nous requinqua après notre parcours pluvieux au bord du Regent’s Canal.
Retour à Paris…une semaine après, j’ai encore toutes ces images en tête…